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Interview avec Anne-Claire Meret

J’ai découvert Anne-Claire en 2017 sur Facebook ou Instagram, dans mes pérégrinations online. J’ai eu un vrai coup de coeur pour elle : son approche, son humour, sa manière de parler de bien-être et développement personnel tout en restant légère et sans tomber dans le drama 🙂  Cette très bonne impression s’est confirmée quand je l’ai rencontré « en vrai » pour un un atelier découverte sur l’EFT;  mais aussi ces derniers mois à l’occasion d’un coaching global qu’elle proposait pour retrouver équilibre physique et émotionnelle, ce qui n’est pas du luxe quand on est entrepreneur !

Je suis vraiment ravie qu’elle ait accepté d’inaugurer le premier billet de cette série d’interviews d’entrepreneurs du bien-être ! 

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1. Bonjour Anne-Claire ! Commençons par quelques lignes de présentation ! Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur tes différentes activités ?
Avec plaisir ! Je suis une slasheuse avec 3 casquettes principales :
Thérapeute en sessions individuelles et ateliers, je propose principalement du coaching émotionnel et de la naturopathie, avec beaucoup d’outils différents. Je travaille à Paris et sur Skype.
Auteure (livres pratiques naturopathie/Ayurveda + articles).
Consultante en communication et santé/développement personnel, j’aide des médias, des marques ou des événements à être un peu plus visible auprès d’un public que je connais bien.
À titre personnel, je suis aussi une voyageuse curieuse passionnée par les techniques de soin à travers le monde.

2. As-tu toujours travaillé dans le secteur du bien-être ? Si non, quel a été le déclic pour changer de voie ? 
Je travaille dans le secteur du bien-être depuis 2014, avant ça j’étais dans le web, je travaillais pour des sites de rencontre !
J’ai changé de voie autour de 28 ans, après avoir réglé d’importants problèmes de sommeil grâce à des techniques naturelles. J’ai voulu en savoir plus, tout simplement pour moi, et naturellement mes différentes activités se sont imposées à moi alors que j’étais en deuxième année de naturopathie et à la suite d’une aventure entrepreneuriale qui n’a pas marché.

3. Est-ce que tu te souviens de tes tous premiers clients ? De quelles manières tu les as trouvés ? 
Mon tout premier client dans le bien-être je l’ai trouvé au congrès mondial de naturopathie où j’étais bénévole la première année où j’y suis allée (je suis toujours bénévole en qualité de secrétaire générale depuis 4 ans).
Il s’agissait d’un exposant qui avait besoin de faire un site internet et d’écrire des articles. Les suivants étaient des lieux dans lesquels je me rendais pour faire mes courses bio ou faire l’expérience de soins.

4. Tu es très présente sur les réseaux sociaux et tu as derrière toi une belle communauté qui interagit régulièrement avec tes publications. Comment as-tu fait pour développer cette visibilité ? Est-ce que cela a été facile à faire pour toi ? 

Ça n’a pas été facile pour moi, je me souviens très bien du choix que j’ai fait au 31 décembre 2015. Jusqu’alors je n’étais pas visible sur internet, j’utilisais des pseudo sur les réseaux sociaux, et je terminais La naturopathie pour les nuls. Je me suis dit qu’il était temps d’explorer un peu cette peur d’être visible…

J’ai travaillé sur mon besoin de légitimité et sur mes peurs, et j’ai décidé de ne communiquer que ce qui me ferait vraiment plaisir.

Sur les réseaux je pense que l’authenticité est la clé, parfois je me surprends à me dire « oh mais tu devrais faire ci ou ça, comme untel qui a plus de followers… » mais ce serait trop de stratégie alors que je veux rester naturelle, j’ai un vrai désir de partage. Souvent je poste une tranche de vie, en essayant de ne pas trop dévoiler non plus de mon intimité je partage ce qui m’arrive « à l’intérieur » plus qu’ « à l’extérieur ». 

Les personnes qui me suivent me disent souvent que ça résonne avec ce qu’ils ressentent, c’est magnifique pour moi.

5. Quels outils numériques (réseaux sociaux, newsletter, site/blog, applis etc.?) utilises-tu pour développer tes activités ?

Je suis encore un peu débutante dans ce domaine ! Si je l’ai fait beaucoup pour aider mes clients, c’est plus difficile pour moi d’y consacrer du temps.

J’ai un site avec une partie blog, sur lequel j’essaie de poster 1 article par mois en moyenne.

Je n’ai pas de newsletter, j’envoie deux ou trois fois par an un email « normal » à mes clients pour les informer de mes ateliers prévus les mois suivants et de la sortie de mes livres.

Je suis bien présente en revanche sur Facebook et encore plus sur Instagram. Une personne sur 4 que je reçois en consultation m’a trouvé sur les réseaux sociaux, c’est un média qui fonctionne bien pour moi !

Je suis aussi sur Doctolib.fr, qui m’apporte une belle visibilité en plus d’être pratique pour la prise de rendez-vous, ça me fait gagner beaucoup de temps.

Ma maison d’édition a super une attachée de presse qui envoie mes livres à chaque sortie à une liste de journalistes « chouchous » pour lesquels j’ai déjà répondu à des interviews, je relance aussi une ou deux fois par an certains pigistes pour leur proposer des articles sur des thèmes qui me tiennent à cœur.

C’est un travail de fourmi mais la visibilité est un travail au long cours, il n’y a souvent pas de résultats immédiats mais il ne faut pas se décourager, les graines finissent par pousser.

6. Quelle est ta devise ou mantra qui t’aide au quotidien autant dans la sphère perso que pro ? 
« La vie est trop courte pour être petite »
Je suis fière d’être ambitieuse, je désire passionnément me sentir bien et aider le monde se sentir de mieux en mieux, partager mes valeurs d’autonomie et donner envie aux autres de prendre soin d’eux.
C’est aussi une citation qui m’aide sur un plan essentiel, pour moi « penser petit » c’est aussi me laisser rattraper par les contingences mentales en lien avec le contrôle et les projections du futur (mettre de côté, cotiser pour plus tard ou « au cas où », me mettre en « sécurité »…), à l’inverse « penser grand » c’est investir ce que je gagne dans des formations, des soins, des voyages, qui me font me sentir prête à conquérir le monde… Le tout étant de trouver le juste équilibre entre la sécurité et l’esprit d’aventure pour continuer d’avancer.

7. Quel conseil donnerais-tu à un entrepreneur du bien-être qui a pour projet de se lancer à son compte ? 
De ne pas trop hésiter à se lancer ! J’ai beaucoup tâtonné et je tâtonne encore dans mes différentes activités. On n’avance que si on essaie, on tombe, on se réajuste, on prend des conseils, on grandit et notre offre se transforme avec nous.
Je pense aussi qu’il faut travailler sur ses peurs sur une base quotidienne, elles mangent notre énergie et nous empêchent d’accéder à notre plein potentiel.
J’accompagne beaucoup de personnes à leur compte dans mes sessions coaching, c’est évident pour moi parce que je suis passée par là.

8. Pour finir, quels sont tes projets à venir ? 
Le chamanisme ! Je viens de terminer un stage à Bali. Je pratique aussi des soins énergétiques depuis quelques mois.
Je veux grandir dans mon approche en consultation, je m’occupe déjà des corps émotionnels et physiques depuis quelques années, je veux intégrer plus de travail sur les corps énergétiques et spirituels pour des approches de guérison globales et durables.
Nous vivons une période magnifique, le monde du soin se transforme à grande vitesse avec un retour des savoirs ancestraux.
L’avenir de la santé sera résolument intégratif. J’ai aussi envie de développer des projets personnels, d’écrire autre chose que des guides pratiques et j’ai envie de lancer des choses sur le web (vidéos, podcasts, programmes ou ebooks…), tout est maintenant une question de temps et de choix !

9. S’il y a autre chose que tu souhaites partager, n’hésite pas !
Entreprendre c’est marathon, pas un sprint !
Au début je me suis vraiment brûlé les ailes et je me suis épuisée… Encore parfois aujourd’hui car je n’ose pas refuser certains projets.
Il faut apprendre à prendre soin de soi (j’ai la chance que ce soit mon métier, m’entendre le dire aux autres est la meilleure piqûre de rappel) et se ménager des bulles pour se recharger si on veut continuer à partager. Je trouve mes bulles au bout du monde, dans le voyage et les formations passionnantes qui me nourrissent.
Merci Julia !

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