Inspiration

Interview avec Margaux – Go Find Your SELF !

J’ai découvert Margaux il y a 2 ans en tombant sur un texte qu’elle avait écrit alors qu'elle était sur les routes d'Amérique du Sud. Elle y parlait de voyage, de comment elle avait tout quitté, de conditionnement, des cases dans lesquelles on nous/se met, de soit disant retour à la « vraie vie ». Cela m’avait tellement parlé, j'étais moi-même en voyage à l'autre bout du monde après avoir quitté mon CDI. 
Depuis, Margaux a plus exploré ses mondes intérieurs plutôt que le monde entier ! Ses explorations l'ont menée naturellement au coaching et elle accompagne maintenant les femmes sur le chemin de l'épanouissement personnel. 
Depuis, moi je lis avec toujours autant d’intérêt ce qu’elle écrit, ses publications m’inspirent vraiment sur mon cheminement pro et perso. 
J’espère que cet interview le sera tout autant pour vous ! 
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1.Bonjour Margaux !  Est-ce que tu peux te présenter stp ? Nous dire quelques mots sur ton parcours (perso/pro) et ce qui t’as amenée sur le chemin du coaching ? 
Hello Julia ! Et bien, je dirais que je suis dans une seconde partie de vie, qui a débuté il y a 4 ans déjà quand j’ai pris la décision d’écouter l’intuition la plus forte de ma vie et de tout quitter (homme, appart, boulot) de ma confortable (en apparence) vie parisienne pour partir à l’aventure, voyager en solo autour du monde.
J’ai initié un formidable tour de mon monde intérieur lors de ce voyage qui s’est vite révélé plus initiatique que touristique, et qui a duré presque trois années alors que je partais pour une !
Ma vision du monde, des autres et de moi a été bouleversée, notamment par mes explorations spirituelles. Au bout de 18 mois, une autre intuition tenace ne m’a plus laissée tranquille, relayée par des tas de signes qui apparaissaient sans cesse sur mon chemin : je ressentais ou recevais constamment le message que je devais partager mon voyage, qu’il servirait à d’autres.
J’ai fini par prendre mon courage à deux mains et la suivre : c’est là qu’est née l’aventure Go Find Your SELF, une plateforme FB & Instagram, enrichie aujourd’hui d’un site Internet, où je partage des bribes de mon parcours intérieur, des réflexions qui ont jalonné mon chemin.
L’enthousiasme impressionnant des lecteurs qui me contactaient sans cesse pour me poser des questions ou obtenir une guidance à des moments charnière dans leur vie m’a mise face à moi-même et m’a permis d’assumer progressivement qu’en fait, à ma manière j’avais toujours coaché. Mes amies, mes collègues, mes parents…
J’aime écouter, lire entre les mots, décoder les silences, repérer ce qui se dissimule et accompagner la réflexion de l’autre. J’ai toujours aimé ça. J’aime plonger en moi, dans les gens, leurs histoires. C’est ma nature, j’ai du mal à rester en surface.
Je suis d’ailleurs très mal à l’aise dans tout ce qui est « small talk », c’est une vraie zone d’inconfort pour moi.
L’idée du coaching est venue à moi naturellement, les clients tout autant lorsque j’ai annoncé ma transition. Je continue d’écrire, bien que j’ai moins le temps depuis que je suis rentrée de voyage.
Je coache des femmes individuellement. J’organise aussi des ateliers, stages et voyages. Chacun suit ce fil rouge du « voyage intérieur » car pour moi, le voyage m’a simplement enseigné que le plus grand, le plus beau et le plus nécessaire des voyages était celui à Soi. Et c’est l’un des messages que je porte avec le plus de conviction aujourd’hui.

2. Comment te présentes-tu maintenant quand on te pose la fameuse question « Qu’est-ce-que tu fais dans la vie » ?
Et bien figure-toi qu’on ne me la pose plus si souvent !
Je suis entourée de gens en transition, en réflexion ou dans des styles de vie qui font qu’ils ne se définissent plus du tout par ce qu’ils « font » pour gagner leur vie.
Souvent, ma première réponse sort du tac au tac, selon mon envie du moment : « je vis ! », « j’explore ! », « je fais de mon mieux ! ».
Néanmoins, pour répondre à ta question sur ma définition de mon métier : j’ai tendance à dire que je suis coach en épanouissement personnel.
Certaines de mes clientes me définissent comme leur guide de voyage intérieur. Cette expression me touche, évidemment, vu mon goût pour l’aventure. Lorsque c’est moi qui pose les questions, j’ai totalement remplacé « Qu’est-ce que tu fais dans la vie ? » (qui ne vient que bien après) par « Quelle est ton histoire ? ». J’adore capter les réactions et réponses de mes interlocuteurs.

3. Comment as-tu trouvé tes premiers clients ?
Via Go Find Your SELF. J’ai pré-annoncé que je démarrerais le coaching à mon retour de voyage et installation en … Belgique (autre coup de mon intuition celle-là, car je suis française et n’avais à priori rien à faire là-bas !) et j’ai eu la chance de démarrer mon activité avec un agenda full, sans avoir à « chercher » de clients, ce qui est souvent le premier challenge d’un coach qui démarre.

4. Pourquoi as-tu choisi d’accompagner des femmes ? Est-ce que le choix s’est fait naturellement ?
J’ai ressenti dès le départ un appel à accompagner les femmes. Je coache de manière très intuitive, émotionnelle et ces deux canaux là s’ouvrent plus naturellement chez moi face à une femme. Nos fonctionnements sont plus similaires, je « lis » mieux dans une femme que dans un homme.
La très grande majorité de mes lecteurs sur Internet sont des femmes car il y a un pouvoir d’identification fort j’imagine. Je n’ai d’ailleurs à ce jour reçu qu’une seule demande de coaching de la part d’un homme.
Toutes mes clientes sont des femmes, à la croisée donc entre ce que je souhaitais et ce qui s’est présenté à moi !


5. Tu m’as confié n’avoir aucune stratégie particulière pour développer ton activité !  Est-ce que tu peux stp nous en dire plus sur ton fonctionnement ?
Lorsque j’écris, je dis souvent que ma seule ligne éditoriale sont mon cœur et / ou mes tripes.
Je crois que c’est un peu la même chose aujourd’hui dans le développement de mon activité. Je fais les choses qui ont du sens pour moi, qui nourrissent mes critères personnels de réussite et mon désir de faire, à mon échelle, de ce monde un monde meilleur.

6. Tu es entourée d’une communauté super active sur Facebook (plus de 11 000 personnes !) et Instagram qui grandit à vue d’œil et sans stratégie particulière j’imagine ! Selon toi, quelle est la recette de cet « engouement » pour tes publications qui sont très souvent commentées et partagées ?
La recette est simple je crois : ma sincérité à vouloir transmettre du positif ou des outils. Je fais les choses depuis le cœur et cela touche le cœur des gens. Je gère ces pages FB et Instagram avec énormément de bienveillance et de générosité, de transparence aussi.
Je pense que c’est exactement comme cela que c’est perçu par mes lecteurs qui apprécient cette authenticité, plutôt rare sur les réseaux sociaux. En tout cas, c’est ce que l’on me dit, ça fait réel (tant mieux car, ça l’est !) et on s’identifie fort.
Cette communauté a plus de deux ans maintenant. J’y ai consacré énormément de temps (jusqu’à 25H/semaine pendant mon voyage), d’énergie la première année et demie (un petit peu moins maintenant à contrecœur car depuis que je suis rentrée de voyage et que j’ai démarré mon activité, j’ai moins de temps libre) sans rien en attendre en retour, simplement car je recevais le message que c’était mon chemin, que je devais partager mon voyage aux autres car il serait utile à plus de monde que moi seule. Alors, je m’y suis employée de tout mon cœur.


7. Ce que tu écris parle à beaucoup de personnes (moi la première !), ce que tu racontes, les mots que tu utilises, tout cela tombe souvent très juste. Est-ce que des fois tu n’es pas « bloquée » ou en panne d’inspiration pour écrire connaissant ces « attentes » et sachant aussi que tous ces yeux te lisent ? Si c’est le cas, comment fais-tu pour dépasser cela ?
C’est un peu ce que j’expérimente en ce moment. J’écrivais avec plus de liberté pendant mon voyage, sans me mettre aucune barrière.
Le retour en Europe a changé un tout petit peu cela, notamment aussi car mon activité de coach me prend beaucoup de temps chaque semaine. J’ai une immense envie d’écrire et de partager, sur des sujets toujours plus précis liés à l’épanouissement personnel et la spiritualité notamment, et parallèlement une certaine forme de pudeur qui s’est mise en place. Je cherche mon nouveau rythme.


8. Ta propre expérience et ton apprentissage est souvent la base de tes publications. Est-ce que cela a toujours été facile pour toi de « te raconter » ?
Dans un cadre intime oui, je suis à l’aise de parler de moi, mes émotions, mes ressentis, mes challenges. Il y a encore quelques années, je l’étais moins. J’ai toujours adoré les conversations profondes, intimes mais je me dévoilais avec moins de vulnérabilité ou de facilité qu’aujourd’hui.
Cela vient naturellement avec ce que j’appelle mon « voyage intérieur » : mieux me connaitre et me comprendre, via l’auto-observation bienveillante, me permet de mieux communiquer aux autres ce que je suis, ce dont j’ai besoin, ce que je ressens. 
Se « raconter » sur Internet m’a demandé au départ une sacrée dose de courage, car je peux avoir (et ça surprend ceux qui me connaissent) un vrai côté réservé, intimidée par le regard des autres. J’ai écouté ma voix intérieure, décidé de prendre au sérieux tous ces messages qui me guidaient sans cesse vers l’écriture et le partage de mon voyage puis j’ai sauté le pas.
A partir du moment où j’ai commencé, les textes se sont mis à jaillir tout seuls. Parfois même, j’étais réveillée la nuit par un texte qui semblait s’écrire seul dans ma tête.


9. J’ai l’impression que le fameux syndrome de l’imposteur est très fort chez les personnes qui se reconvertissent pour travailler à leur compte. Est-ce que c’est un sentiment que tu as déjà ressenti ? Si oui, comment fais-tu pour le gérer ?
Bien sûr, c’est très courant et pas que chez les indépendants. Quand j’ai démarré le coaching, ou même avant, je suis passée par là.
Ce qui m’a beaucoup rassurée, c’est de coacher tout d’abord des personnes que je connaissais, pour me sentir plus à l’aise et confirmer mon goût pour cela. Ça m’a donné confiance en moi, en mes résultats et permis d’affiner certaines choses. 
Et ce syndrome revient encore parfois. Il est naturel. Il a beaucoup à nous apprendre de nous si on sait l’accueillir et l’écouter. 
J’ai aussi développé la capacité à entendre cette voix dans ma tête qui me tire vers le bas, mais à ne pas (trop) l’écouter. Je sais qu’elle n’est pas moi, qu’elle n’a pas raison et que je ne suis pas obligée de vivre ma vie comme elle l’entend ou le suggère. C’est formidablement libérateur de se désidentifier de son mental.

10. Il y a une thématique qui revient souvent dans tes publications : la sortie de cette fameuse zone de confort et la gestion des peurs, deux sujets qui parlent beaucoup aux entrepreneurs que je rencontre.  Comment gères-tu cela de ton côté ?
Ma zone de confort, j’en sors régulièrement. Et mécaniquement, elle s’étend et grandit avec moi, elle s’ajuste au nouveau périmètre que je viens de délimiter en repoussant consciemment mes limites.  
Lorsque les doutes ou les peurs apparaissent, je « prends un café avec eux » comme j’ai l’habitude de dire. Je ne les refoule pas, je les décode afin de comprendre quel est leur message pour moi, quel est le besoin non satisfait en-dessous, ce que je peux recalibrer en moi grâce à ce qu’ils me pointent du doigt. Et j’agis là-dessus.
J’adore apprendre chaque jour à mieux comprendre et utiliser mes émotions pour ce qu’elles sont : des indicateurs, des guides. Et j’adore enseigner à mes clientes cet art de « l’agilité émotionnelle ».
 Lorsqu’un truc me fait peur et m’enthousiasme à la fois, j’y vais sans hésiter car je sais le potentiel de croissance qu’il représente alors je fonce.
Un de mes mantras est « Be afraid. But do it anyway. », ce qui donnerait en français « Aies peur / ressens la peur. Mais fais le quand-même ! ». De l’autre côté de nos peurs, il y a la vie, la vraie !


11. Quelle est ta devise ou mantra qui t’aide au quotidien autant dans la sphère perso que pro ?
Il y en a plusieurs. « Saute. Et le filet apparaîtra. », « Be afraid. But do it anyway ! » ou encore « Si l’on veut obtenir des résultats qu’on a jamais eus, il faut être prêt à faire des choses que l’on a jamais faites ! ».
Certainement d’autres car je suis une grande fan de citations ou mantras. J’ai d’ailleurs un tableau noir chez moi sur lequel je note chaque semaine la phrase ou l’objectif de la semaine !


12. Quel conseil donnerais-tu à un entrepreneur du bien-être qui a pour projet de se lancer à son compte ?
De vérifier si son projet le fait sincèrement vibrer, lui donne envie de se lever le matin et s’il a une utilité pour le monde.
Si les réponses sont oui, alors de se lancer en gardant à chaque instant à l’esprit son « WHY », autrement dit pourquoi il fait ce qu’il fait. C’est ce qui lui permettra d’être intentionnel à chaque instant, de garder son cap et d’avancer en cohérence.

13. Quels sont tes projets à venir ?
En parallèle du coaching individuel, je m’aventure vers de nouveaux formats.
J’ai organisé un premier week-end Go Find Your SELF en Juin, en co-animation avec Patricia Olive de Danse et Sens. Un vrai succès et beaucoup de plaisir qui nous ont poussées à proposer une seconde édition qui aura lieu fin août.
Je souhaite organiser des semaines désormais, plus loin, plus dépaysantes qui me permettront de mêler mes deux passions : le voyage et le voyage intérieur, et d’utiliser les deux comme outils d’épanouissement personnel pour faire vivre aux participants une aventure marquante.
Je développe également des ateliers, à mon rythme et sur des sujets qui me tiennent à cœur, comme par exemple en ce moment le Pouvoir de l’Intention pour manifester la vie que l’on souhaite.


14. Un dernier conseil ou autre chose à partager ?
Chaque jour, chaque semaine fait au choix quelque chose qui te rapproche de ton rêve ou qui te fait peur. La vie est aux dimensions qu’on lui donne alors repousse tes limites, à ton rythme et sans te comparer aux autres.

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